lundi 19 décembre 2011

Salah Hamouri

Le jeune Salah, ce franco-palestinien,  libéré la veille de Noël, a purgé la quasi intégralité d’une peine qui en dit long sur l’arbitraire de la justice israélienne et sur les penchants de la diplomatie française. Partisan de la libération de la Palestine, cet étudiant  brillant, a fait, dès l’âge de 16 ans  5 mois de prison pour une simple distribution de tracts hostiles à la colonisation israélienne. Fiché et surveillé, trois ans plus tard, il est arrêté parce qu’il a été aperçu dans la rue d’un rabbin ultra et donc soupçonné de tentative d’assassinat sur celui-ci.

Puis condamné, sans preuve, à 7 ans de prison. Devant un tel déni de justice, toute la classe politique et les médias français auraient dû se mobiliser pour demander sa libération. Et bien, non ! La France « officielle », s’est préoccupée du sort du  franco-israélien Gilad Shalit, soldat de l’armée israélienne, fait prisonnier par le Hamas. L’un a fait le choix des armes contre les palestiniens, l’autre militait sans arme pour la libération de son peuple. Et surtout, ne dîtes pas que le CRIF influence nos politiques de l’UMP au Parti socialiste : vous passeriez aussitôt pour un fiéffé antisémite.
                                                                                
Edouard Serfati - Alès

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