mercredi 25 décembre 2013

Un nouveau messie

A la veille de Noël , les français ont dû être extrêmement rassurés, non par les paroles du pape François mais par les propos messianiques de Nicolas Sarkozy, qui nous a fait savoir que où qu’il soit «  il serait toujours là  parmi nous ».  
En ces temps de crise où personne, ne nous annonce, comme il y a 2000 ans, l’arrivée d’un sauveur suprême, cette bonne nouvelle auto-proclamée  par notre nouveau messie est certainement de nature à tranquilliser les chômeurs et précaires qui pensaient que l’ex hôte du Fouquet’s les avait oubliés. Et bien , non, il est parmi eux même lorsqu’il donne des conférences rémunérées 100.000 dollars,  par ses amis banquiers. Ainsi soit dit !

                                                                                            J Varéa – St Hilaire

dimanche 8 décembre 2013

Notre Père et fiscalité

Vous faites état d'une modification du Notre Père (Pater Noster), la prière de base du christianisme. Les catholiques devront donc réciter la nouvelle formulation "ne nous laisse pas entrer en tentation"  au lieu de "ne nous soumets pas à la tentation" ce qui effectivement dédouane Dieu de responsabilité. Il faut souligner que cette prière, tirée de l'évangile selon St Matthieu,  a connu de nombreuses adaptations et interprétations dans le monde chrétien. L'exemple le plus caractéristique concerne le passage sur les offenses.
Le texte originel dit  plutôt « Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs » et non "Pardonne-nous nos offenses...etc". On a l'impression que l'on a modifié au fil du temps un engagement plus large voire financier par un engagement  moral. Il faut savoir que dans la tradition juive, celle des apôtres et de Jésus,  il était procédé régulièrement ( au moins tous les 7 ans) à un apurement des dettes et à libération des esclaves débiteurs par les créanciers. 

Sur un tout autre sujet , je tenais à remercier Mme Anne Ponce pour son édito "Vive les impôts" ,politiquement incorrect , voire "iconoclaste"  en ce moment. En effet, c'est l'impôt redistributeur, réducteur des inégalités, financeur des services publics vitaux qui humanise nos sociétés. Il est  la ressource de tout Etat social dit Etat-providence. C'est d'ailleurs le socle sur lequel repose le programme du Conseil National de la Résistance qui s'intitulait les "Jours heureux". Tout un programme! 

                                                                                                                        Jo Varéa

jeudi 31 octobre 2013

Echantillon du bêtisier de Maastricht

Vingt ans déjà depuis le référendum sur le traité de Maastricht qui devait selon ses thuriféraires nous apportait une prospérité sans pareille et sans fin.  Avec le recul , il est amusant de relire les propos de ces grands "visionnaires" lors de la campagne référendaire . «Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité,  la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité...etc » (Michel Rocard) « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing). « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin). «L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry). « Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner). Etc…

Finalement celui qui a eu raison parmi les partisans du Oui à Maastricht c’est le libéral Alain Madelin : « Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste.. ». Ce n’est pas F. Hollande qui le démentira.

                                                                                                            J Varéa – St Hilaire

vendredi 11 octobre 2013

Questions

Plutôt que de se poser la question de savoir si  le Front National est d’extrême-droite, les responsables politiques  devraient se demander pourquoi  les électeurs se refugient , soit dans l’abstention, soit dans ce vote d’écœurement ? L’histoire ne se répèterait pas , selon Marx, mais elle bégaie dangereusement et les mêmes crises produisent les mêmes effets.  Aujourd’hui, l’Europe  c’est de plus en plus l’Europe des licenciements et du chômage de masse. 

D’après l’agence de statistiques Eurostat, près de 120 millions de personnes étaient « menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale » en 2011, soit près du quart de la population de l’Union européenne ! Dans ces conditions, rien d’étonnant que les préjugés nationalistes, la xénophobie et le racisme  se renforcent sur ce terreau de misère. Les démagogues d’extrême droite ont un boulevard électoral, d’autant plus large qu’ils bénéficient du discrédit et de l’impuissance des partis traditionnels (UMP et PS en France) qui se succèdent au pouvoir, pour imposer  les mêmes plans suicidaires d’austérité.

                                                                                                     J  Varéa – St Hilaire

vendredi 20 septembre 2013

Sénat

Inconscient du discrédit de leur institution dans la population, les sénateurs  en rajoutent une couche en rejetant, en première lecture, la loi limitant le cumul des mandats nationaux et locaux. En fait, la meilleure façon d’éviter d’avoir des sénateurs cumulards c’est de supprimer le Sénat. De Gaulle voulait déjà le faire en 1969. 

Si aujourd’hui, un référendum était organisé sur cette unique question, il est probable que plus de 80% des français voteraient pour sa liquidation. Avec l’indécence de ce dernier vote corporatiste, ces cumulards qui pantouflent au Sénat ont achevé de persuader les derniers hésitants sur l’utilité à se débarrasser dare-dare de cette assemblée de coûteux politiciens retraités. L’état ferait de substantielles économies : ce qui n’est pas négligeable en cette période difficile pour les gens ordinaires. 

                                                                                                           Martial Dalton – St Christol

vendredi 6 septembre 2013

Relativité dictatoriale

C’est évident,  Bachar al-Assad tout comme son père est un dictateur. Personne ne le conteste. Il l’est en 2013 comme il l’était en 2008. Et pourtant, c’est ce dictateur  que le trio Sarkozy-Fillon-Kouchner a reçu comme invité d’honneur à la tribune des Champs Elysées, le 14 juillet 2008. Il avait d’ailleurs comme voisin, un autre « grand  démocrate » l’égyptien Hosni Moubarak.

A un an près , ils lisaient tous la lettre de Guy Môquet ! Lorsque l’UMP fera son droit d’inventaire, il ne faudra pas oublier ces copinages avec les pires dictateurs dont Kadhafi, reçu lui aussi en grandes pompes par son ami d’alors, Nicolas Sarkozy.
                                                                                    
                                                                                                      Edouard Serfati - Alès

Déception à gauche


Hollande déçoit : c’est indéniable ! Mais, au fond,  il déçoit qui ? Pas vraiment le MEDEF ni ses alliés à droite qui contestent par principe. Si on compare sa politique et ses promesses, il déçoit surtout le fameux peuple,  plus ou moins imaginaire, de gauche. Son incapacité à faire même de réelles réformes basiques, appelées par la majorité des citoyens, sur la moralisation politique et financière, le conduit en gros à faire du Sarkozy « light ». 

Certains socialistes disent en guise d’excuses que « vu le contexte, c’est moins pire »  mais ils oublient qu’il n’a pas été élu pour faire du « moins pire ». Et forcément, lui et son parti vont le payer chèrement aux prochaines élections où la droite gagnera, non par adhésion, mais par défaut grâce l’abstention massive des gens de gauche. Pas besoin de faire appel à Elisabeth Tessier pour le prédire.

                                                                                                           Gerard Lebreton - Narbonne

Snowden-Obama-Poutine

Le gentil démocrate Obama refuse de rencontrer le méchant autocrate Poutine. A première vue , on pourrait se réjouir que le Président charismatique des USA boycotte un dirigeant qui musèle et emprisonne son opposition interne. Sauf que le motif choisi par Obama et son administration n'est pas le " bon ", au contraire, il en dit long sur la permanence des pratiques liberticides des USA. 

En donnant l'asile temporaire à Edward Snowden , un courageux bienfaiteur de l'humanité qui a dénoncé l'espionnage mondialisé des personnes publiques et privées par la NSA , la CIA etc…Poutine a presque réussi à se rendre sympathique. A l'inverse Obama a montré que sur le fond, il était finalement assez proche  de son prédécesseur, le calamiteux néo-conservateur Bush. Quant à la France, après avoir montré une grande colère de façade pendant 24h contre l'espionnite aiguë, soviétisée des USA, le tandem Valls-Hollande a refusé même le survol du territoire à Snowden. Pitoyable !

                                                                                                                   J Varéa - Alès

mercredi 19 juin 2013

Le monde des Zahia et Ribéry

Des jeunes hommes, sportifs, talentueux… plus des pieds que du cervelet, se voient gratifier de rémunérations extraordinairement écœurantes pour taper dans un ballon. Est-il normal de gagner en un mois plus qu’un ouvrier ou un paysan  en une vie de dur labeur ? Alors, s’étonner ensuite qu’ils claquent leur « pognon » en achetant de belles voitures et des prestations de prostituées de luxe, parait un peu secondaire. 

Le scandale est en amont.  Comme disent certains imitateurs un peu lourd : « si on ne peut pas se payer des Porsche ou Ferrari plus quelques jolies  p…..à quoi ça sert d’avoir du fric » ?
Après les affaires ou les frasques des DSK, Tapie, Cahuzac, Ribery, Guéant …etc : faut avoir la foi civique bien chevillée au corps et à l’âme pour promouvoir encore  la morale républicaine auprès des écoliers.
                                             
                                                                                                      Martial Dalton – St Christol

mercredi 5 juin 2013

Retraite

Comme les précédentes réformes initiées par la droite, celle que prépare la gauche socialiste va contribuer à paupériser davantage la majorité des retraités. L’allongement de la durée des cotisations se traduira immanquablement par un départ tardif à la retraite, entre 65 et 70 ans, pour espérer toucher un peu plus que le minimum vieillesse et gonflera le chômage des jeunes. Alors pourquoi ne pas commencer par limiter les grosses retraites au plafond de la Sécurité Sociale (3086€ par mois).

A la retraite, tous les citoyens sont considérés comme des « inactifs »: rien ne justifie des retraites de 10.000 euros ou plus d’autant que ceux qui perçoivent des retraites énormes ont déjà eu le temps et les possibilités de capitaliser. Comme l’égalité parfaite est encore impossible, je propose un écart de 1 à 3 : c'est à dire que les retraites soient comprises entre 1000 euros pour les plus basses et 3000€ pour les plus élevées.

                                                                                                        Edouard Serfati - Alès   

lundi 6 mai 2013

Faux pluralisme mais vraie idéologie dominante

La quantité de chaînes de télévision et de stations de radio devrait être le gage d’une information pluraliste. Au lieu de cela, on a souvent le sentiment quand on zappe d’un média à l’autre que tous disent à peu près la même chose, au même moment, tant sur les faits que dans les commentaires. On ne sait quelles rédactions (AFP, le Monde, le Figaro ..etc?)  fabriquent  l’info standardisée mais quel que soit le sujet, le cadre de la discussion est bien vite fixé et malheur à ceux qui s’en écartent trop. 

Les « éditorialiste de bazar » ( formule dure mais juste de Dupont-Aignan  en 2012), vedettes des médias, souvent très bien rémunérés, nous rabâchent  leurs analyses souvent simplistes et rapidement démenties par les faits ultérieurs. Peu importe, avec leurs rengaines, leurs leitmotivs, leurs gimmicks (par exemple depuis quelques temps sur la nécessaire politique d’austérité …pour les autres), ils façonnent ou écœurent l’opinion. Dans les deux cas, ils ont joué leur rôle de « chiens de garde » du système selon la formule de Paul Nizan reprise par Serge Halimi. Ce microcosme, aux antipodes des préoccupations et du mal vivre de la majorité des français est un espace de connivence où les politiques et grands patrons côtoient les journalistes en vue. 

D’ailleurs tout ce petit monde de privilégiés se retrouve régulièrement au club huppé le  Siècle, une sorte de groupe Bilderberg à la française. La petite « élite »  française à l’instar de son homologue mondiale décide quelles sont les idées qu’il faut promouvoir et quels sont les politiciens qui doivent les incarner à droite ou soi-disant à gauche. Le peuple ne connaît pas ces petits réseaux hyper influents mais il a confusément conscience que pour ces gens là, il est pour toujours sur... le mur des cons. Il faut donc continuer à  le manipuler pour perpétuer un semblant de démocratie formelle. Peu importe que l’abstention progresse dangereusement  pourvu que ceux qui se déplacent encore pour voter, optent pour des politiques qui les asservissent pour le plus grand profit de la  puissante oligarchie bien mondialisée. 
 
Vivement une nouvelle nuit du 4 août !

                                                                                                           J Varéa - Alès

jeudi 18 avril 2013

Répression hydrique

Un salarié de Véolia d’Avignon vient de recevoir sa lettre de licenciement parce qu’il a refusé de couper l’eau à des ménages en difficulté. Comme si l’eau était un produit superflu, non indispensable à la vie. Aujourd’hui, un habitant sur cinq dans le monde n’a pas accès à l’eau potable. En général, ils se comptent dans les pays du tiers-monde.

Désormais, il faut y rajouter les pauvres des pays riches.  Au 21ème siècle, l’eau qui correspond à un besoin vital devrait être gratuite partout, au moins les 30 à 40 m3 annuels qu’utilise sans excès un individu. Par contre, il est intolérable qu’une ressource si précieuse à la vie soit gaspillée pour  arroser copieusement des golfs comme on peut malheureusement le constater ici ou là. Avec la finance, l’égoïsme durable l’emporte presque toujours sur le développement durable. 

                                                                                                         Edouard Serfati – Alès 

lundi 15 avril 2013

Egalité de transparence

L’indispensable transparence qui permet de lutter efficacement contre toutes les corruptions, les prises illégales d’intérêt, la fraude fiscale..etc, ne doit pas se limiter aux seuls ministres et parlementaires. En vertu de l’égalité républicaine, cette transparence doit viser tous les citoyens comme c’est le cas en Norvège ou en Suède. 

Dans ces pays, grâce à Internet on a accès aux déclarations de patrimoine et de revenus de tous les citoyens. Cela ne choque personne, c’est bien ancré dans la culture démocratique. C’est radical pour supprimer ou au moins limiter les excès en tout genre qui  écœurent et dénaturent les liens sociaux ailleurs. Ces pays se portent bien mieux que la France , l’Italie, l'Espagne…dans tous les domaines.
                      
                                                                                                               Martial Dalton – St Christol   

mercredi 10 avril 2013

Miss Thatcher et l’horreur économique

S’il y a bien un dirigeant politique qui incarne « l’horreur économique » décrite par Viviane Forester dans son best-seller à la fin du XXème siècle c’est bien Madame Thatcher. Avec elle, le droit social a fait un recul de près d’un siècle et les ultralibéraux peuvent lui dresser une statue à l’entrée de la City. Pour les autres c’est à dire l’immense majorité des ouvriers et employés traités comme une simple variable d’ajustement dans un capitalisme financier dérégulé c’est une autre histoire.

En outre, cette dame « éprise de liberté » selon ses adorateurs, traitait Mandela de terroriste et prenait le thé avec son grand ami, le dictateur sanguinaire,  Pinochet qui, il est vrai, avait appliqué au Chili  les mêmes théories économiquement inhumaines de leurs gourous Friedman et Hayek.  

                                                                                                    Edouard Serfati - Alès

mardi 2 avril 2013

Sarkozy et l'affaire Bettencourt

Le fan club de Nicolas Sarkozy, dirigé par les époux Balkany , Guaino  ..etc, se déchaîne contre un juge, mais oublie de signaler d’une part que ce sont 3 juges qui ont mis en examen l’ex Président de la République et d’autre part que celui-ci est la 17ème et dernière personne inquiétée par la justice pour abus ou complicité d’abus de faiblesse. La mise en examen tardive de Sarkozy, n’est due qu’à la protection juridique dont il a bénéficiée durant son mandat.

Aujourd'hui, tous feignent de l’ignorer. A noter qu'avec l’histoire, les parcours, les motivations  de tous ses personnages mis en examen, un cinéaste talentueux pourrait faire un  remake du bon film de Comencini : « l’argent de la vieille » !  

                                                                                                                 Edouard Serfati - Alès