samedi 7 avril 2012

Pas de crise à l’Elysée

La loi lui faisant obligation de déclarer son patrimoine en début et en fin de mandat, le Président Sarkozy nous apprend que le sien a progressé de 30% en 5 ans soit une augmentation surprenante de  650.000 € ! La crise ne l’a pas particulièrement affecté. Avec la forte hausse (+ 170%)  de sa rémunération qu’il s’est octroyé en cours de mandat, il a pu alimenter ses placements financiers. 

En effet, la partie officielle est essentiellement constituée par des contrats assurance vie (+ de 2, 5 millions d’euros). A l’évidence, le Président mise plus sur la retraite par capitalisation que sur le système de solidarité par répartition. Pourtant avec les retraites cumulées pour tous ses mandats électifs, il n’a pas, a priori , de souci à se faire, le jour venu, ….contrairement à la masse des citoyens qu’il prétend comprendre.

Jo Varéa St Hilaire de Brethmas


vendredi 6 avril 2012

Mesure phare ou poisson d’avril tardif

Les caciques de la droite nous avaient promis de grosses surprises dans le programme que leur champion, Nicolas Sarkozy, allait enfin sortir. La montagne de com a accouché d’une toute  petite souris retraitée. En effet, la mesure phare de ce programme, tant attendu, c’est l’avancée de 8 jours du versement de la pension des retraités. 

Cette mesure consensuelle,  de bon sens, déjà promise par Sarkozy, il y a quelques années, coûterait 200 millions au budget de l’Etat c'est-à-dire moins que la somme allouée à Bernard Tapie et 50 à 100 fois moins que la niche Copé pour les plus riches. S’il l'avait annoncée quelques jours plus tôt, les citoyens, retraités ou pas, auraient même pu croire à un poisson d’avril d’un président facétieux !

G Lebreton - Narbonne

jeudi 5 avril 2012

Délire anti-Mélenchon

Mélenchon, le candidat du Front de Gauche,  inquiète Mme Parizot du Medef et votre lecteur C C qui fantasment sur les risques de soviétisation ou de Terreur Rouge comme d’autres avant eux, en  mai1981. En réalité, quand on les analyse, les propositions de Mélenchon n’ont rien de très subversif. Au contraire, il préconise un retour progressif du partage de la valeur ajoutée (le fameux PIB qui mesure la création de richesses) à son ratio, plus social, plus humain, de la décennie 1970 - 1980.  

A cette époque, la France n’avait rien de révolutionnaire et la droite dirigeait le pays. Il s’agit donc de ramener 10 points de PIB, soit 180 milliards, accaparés par le capital ces 30 dernières années pour les transférer vers la rémunération du travail comme au temps de Pompidou et de Giscard…. qui ne passaient pas vraiment pour des bolchevicks.       

                                                                                                                J  Varéa – St Hilaire de Brethmas 

mercredi 4 avril 2012

Mélenchon le gêneur

Le succès grandissant de Mélenchon dans les meetings comme dans les sondages, indispose, du MEDEF jusqu’au parti socialiste. Pour la patronne du Medef qui défend classiquement les profits du patronat et des gros actionnaires; rien de plus logique. Par contre le PS, devrait faire attention et se souvenir qu’en 1981, Mitterrand  avait  tout juste franchi la barre des 25% au premier tour et il  a gagné grâce au bon report des suffrages des électeurs de Marchais (15%). 

Avec son programme véritablement social et son slogan « L’humain d’abord », à l'évidence Mélenchon fait progresser l’ensemble de la gauche qui compterait 10 points de plus qu'en 2007. Les hiérarques socialistes, comme Gérard Coulomb, devraient donc éviter de délirer en le comparant à Pol Pot. Sinon gare au mauvais report de voix le 6 mai 2012.
 
                                                                       Edouard Serfati – Alès 

dimanche 25 mars 2012

Pas de crise à l’Elysée

La loi lui faisant obligation de déclarer son patrimoine en début et en fin de mandat, le Président Sarkozy nous apprend que le sien a progressé de 30% en 5 ans, soit une augmentation surprenante de  650.000 € ! La crise ne l’a pas particulièrement affecté. Avec la forte hausse (+ 170%)  de sa rémunération qu’il s’est octroyé en cours de mandat, il a donc pu alimenter ses placements financiers. En effet, la partie officielle de sa fortune est essentiellement constituée par des contrats  d'assurance vie (+ de 2, 5 millions d’euros). 

A l’évidence, le Président mise plus sur la retraite par capitalisation que sur le système de solidarité par répartition. Pourtant avec les retraites cumulées pour tous ses mandats électifs, il n’a pas a priori de souci à se faire pour ses vieux jours...contrairement à la masse des citoyens qu’il prétend comprendre.    
                                                                                              Gerard Lebreton - Narbonne

vendredi 23 mars 2012

Soutiens people de Sarkozy

A chaque élection, les " people " soutiennent des candidats comme si leurs opinions avaient plus de poids que celles des citoyens ordinaires. Parfois, l'effet escompté est plutôt négatif. Juste 3 exemples de supporters sarkozystes contreproductifs. Depardieu qui déclame au meeting de Villepinte, qu'il soutient Sarkozy parce que " cet homme fait du bien à tout le monde ". Deux jours après, on comprend qu'il lui a fait surtout du bien personnellement en le dépatouillant d'une affaire financière à l'étranger ! 

Quant à Bernard Tapie, bénéficiaire, grâce à une procédure spéciale, de dizaines de millions d'euros pour son " préjudice moral " dans l'affaire du Crédit Lyonnais, il voit depuis en Sarkozy, le sauveur du monde ! Enfin,  Mme Chirac, bombardée à près de 80 ans au Conseil d'administration de LVMH ( la société de Bernard Arnault, 1ère fortune d'Europe et témoin de mariage de Sarkozy) pour la modeste somme de 650.000€ par an, elle ne jure plus que par Nicolas, contrairement au reste de la famille. En d'autres  temps,  Michel Poniatowski, un orfèvre en la matière,  parlait de la république " des copains et des coquins ".
J Varéa - 30560 St Hilaire 

Partage des rôles à l’UMP

Pendant l’assaut du Raid contre le jeune fanatique islamiste, les caciques de l’UMP, à l’instar de J-F Coppe, ont sorti la grosse artillerie contre les autres candidats. Pendant que Sarkozy se donnait une image de président rassembleur, ses seconds couteaux instrumentalisaient l’affaire en tapant tous azimuts mais en ciblant tout particulièrement ce pauvre Hollande qui avait pourtant adopté, depuis le début des tueries, un ton prudent digne d’un grand chef sioux. 

Cette tactique de la droite visait aussi à détourner l’attention des insuffisances grossières de l’enquête notamment dans la localisation du coupable, un extrémiste bien connu de nombreux services en France et à l’étranger.
                                                                      Martial Dalton ( St Christol )


Relativisme de la minute de silence

Dans les sociétés laïcisées la minute de silence en hommage aux disparus est assimilable à la prière dans les pays très religieux.
Elle a le mérite de regrouper dans le recueillement ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas. Mardi, jour où dans toutes les écoles de France, il y eut une minute de silence pour les victimes innocentes d'un fou fanatisé par sa religion, le soir même la télévision passait le film de Yann Arthus Bertrand, "La soif du monde". 

Dans ce documentaire, Y. A Bertrand précise, à plusieurs reprises, que faute d'accès à l'eau potable, chaque jour, 4000 enfants meurent  dans l'indifférence quasi générale alors que des solutions existent pour résoudre ce grave problème.Personne n'a eu l'idée de faire une minute de silence pour ce malheur quotidien qui concerne un milliard d'individus.  

Edouard Serfati - Alès

mardi 13 mars 2012

Vision manichéiste de la politique

Dans votre intéressante rubrique consacrée aux lecteurs, les propos sont souvent sans nuance. L’exercice qui oblige à faire court, explique en partie ce manichéisme. Ainsi pour C. C si on critique Sarkozy, son libéralisme et sa proximité avec les milliardaires du CAC , on est forcément partisan du système collectiviste stalinien. Cela frise le point de Godwin. 

Quant à Monsieur R G, il contexte à Rama Yade le droit d’avoir une pensée politique autonome au prétexte que c’est Sarkozy qui l’a révélée au grand public. Donc, pour lui, elle doit lui faire allégeance jusqu’à la fin de sa vie politique. Si on suit sa logique sommaire que peut-on dire de Sarkozy qui a « trahi » allègrement son mentor Chirac en 1995 ? 

                                                                                                                              G.  Lebreton - Narbonne 



Dégénérescence démocratique

"En démocratie, les pauvres sont rois parce qu’ils sont en plus grand nombre, et parce que la volonté du plus grand nombre a force de loi.» disait Aristote. Dans la pratique, jamais les riches n’ont été plus nombreux que les pauvres, en sorte que la démocratie véritable est pour eux un danger dont ils ont toujours été conscients. Sauf à de rares exceptions, les riches ont toujours gouverné le monde soit directement, soit plus intelligemment, en tirant les ficelles de ceux qui gouvernent. Pour l’historien démographe E. Todd, la réalité c’est que nous sommes en régime oligarchique.

Bilderberg, le Siècle, Davos etc, ce sont de petites castes ou lobbies qui ont le vrai pouvoir et qui font que  «  Tout change pour que rien ne change » dans les fondements d’un système dont ils sont les bénéficiaires.  Todd parle  de dégénérescence démocratique. Alors la fête du  Fouquet’s de Sarkozy avec les patrons du CAC40,  dont l’évocation irrite certains de vos lecteurs (cf C Clair Midi Libre 13/3), n’est qu’un petit symbole de cette dérive. 

                                                                                                          Edouard  Serfati - Alès

lundi 12 mars 2012

Villepinte et le miracle des chiffres

Quand le gouvernement est confronté à des manifestations hostiles à sa politique, les chiffres du ministère minimisent le nombre de participants aux cortèges revendicatifs. Très bizarrement, lorsqu'il s'agit des supporters de Nicolas Sarkozy  à Villepinte, là , au contraire, on les multiplie comme des petits pains.

Cela relève, en effet du miracle puisque les porte-paroles de l'UMP, NKM et J-F Copé, ont réussi à caser 70 à 80.000 personnes dans une salle qui ne peut en contenir que 30.000… sans les chaises. David Copperfield ou Majax n'auraient pas fait mieux. Sacré performance mais il est vrai, qu'à la télévision, on a bien vu que gérard Depardieu, plus Obélix que jamais, était presque sur les genoux de la pauvre Bernadette Chirac. 

                                                                                                                          J  V - St Hilaire de Brethmas

jeudi 8 mars 2012

Sarkozy et l’argent

Dans son curieux mea-culpa sur le Fouquet’s, Nicolas Sarkozy feint de croire, comme son supporter CC (cf ML du 8/3),  qu’on lui reproche d’être rentré dans ce restaurant huppé le soir de sa victoire. Ce n’est pas tant l’endroit qui pose problème mais la liste de ses invités privilégiés ;  les principaux patrons du CAC40 et quelques artistes dont certains exilés fiscaux comme Johnny. 

Le reste, le yacht de Bolloré, la tentative de promotion de son fils à l’EPAD, le bouclier fiscal … etc, alors que, dans le même temps, nombre des ménages connaissaient l’angoisse du chômage pour leurs enfants et des fins de mois difficiles, ont confirmé l’image de Président des riches. Se présentait aujourd’hui en Président du peuple prête à sourire. D’ailleurs, Sarkozy qui est fasciné par l’argent (« la thune » pour reprendre son vocabulaire) a toujours dit qu’après la Présidence, il en ferait. Il n’aura même pas à utiliser son carnet d’adresses. Les Arnaud, Dassault, Lagardére , Bolloré…etc sont ses meilleurs amis. 

                                                                                                                     Edouard Serfati – 30100 ALES

mardi 28 février 2012

Franklin Roosevelt pire qu’Hollande

En proposant de passer le taux marginal d’imposition à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, Hollande a vu fondre sur lui Bayrou, Le Pen et Sarkozy. Du centre à l’extrême-droite, ce fut à qui défendrait le plus les hyper riches. L’indécence pour eux, ce n’est pas la répartition primaire scandaleuse des revenus, avec des rapports de 1 à 500  dans certaines boites du CAC40 mais l’idée de vouloir réduire cette immense fracture sociale  par l’impôt. 

Ils oublient qu’aux USA , Franklin Roosevelt, qui est considéré comme le meilleur président des USA au XXème siècle, a porté progressivement  le taux supérieur d’imposition des plus riches de 25% à 90%. F D Roosevelt était aussi partisan de la semaine de 36h. Un sacré bolchevick !   

                                                                                                                               Edouard Serfati - Alès

mardi 7 février 2012

Vétos russe et chinois

Pourquoi la Chine et la Russie refusent-t-elles  de condamner le régime  syrien ? C’est probablement un contrecoup de l’affaire libyenne. A l’époque la diplomatie occidentale, menée par  Cameron et Sarkozy flanqué de BHL , avait obtenu l’aval des russes et des chinois pour protéger la population des exactions de l’armée de Kadhafi. A l’arrivée la coalition a outrepassé son mandat et fait la guerre au régime libyen en bombardant ses partisans et  Kadhafi lui même. On connaît la suite. Aujourd’hui les syriens paient le non respect de ce mandat.

Quant à l’ambassadeur US à l’ONU qui s’insurge contre le véto « solitaire » des russes et chinois, il devrait se souvenir que chaque fois que le conseil de sécurité a condamné la politique d’Israël par rapport à la Palestine, les USA ont mis systématiquement leur véto quels que soient  la violence et les méfaits de la colonisation israélienne. Alors, pauvre peuple syrien et pauvre peuple palestinien, victimes de la géopolitique.


                                                                                                 Edouard Serfati - Alès

lundi 6 février 2012

Manipulation et sondage

Le sondage testant l’effet de l’absence de Marine le Pen à la Présidentielle, est un modèle de manipulation à étudier dans toutes les écoles de journalisme. Son seul avantage, c’est qu’il torpille les discours classiques des commentateurs, les fameux experts « autoproclamés » qui nous serinent depuis des mois que les électorats de Mélenchon et Le Pen sont en concurrence et interchangeables puisque « populistes ». 

En réalité, si on en croit ce sondage tendancieux,  la moitié des électeurs de Le Pen irait chez Sarkozy, un quart chez Bayrou , un peu chez Hollande et pratiquement aucun chez Mélenchon ! Quitte à faire dans la fiction , il aurait été intéressant d’envisager la non présence de Sarkozy pour savoir, dans cette configuration, sur qui se reporterait majoritairement son électorat : sur Bayrou, sur Le Pen, sur Hollande…etc ?

                                                                                                                            Martial Dalton – St Christol